L'entrée de la forêt noire au sud ouest de l'Allemagne m'aura coûtée 10km de lacets ascendants. Comme attendu, je profite de paysages de plus en plus magnifiques au fur et à mesure que je grimpe. En haut, la route principale de transforme en véritable autoroute à deux bandes. C'est le soir même, alors que je réalise l'épuisement que provoque le vacarme des voitures, que je rencontre un archer dans la forêt où je comptais passer la nuit. Il m'avait vu sur la route l'après-midi même. Quelle coïncidence pour lui de me revoir au milieu de nulle part le soir même. Apprenant ma destination, il me suggère de suivre le Donauradweg, une jolie route cycliste qui longe le Danube. Cette route n'est autre qu'une partie de la route Eurovélo 6 que j'avais prévue de suivre en Allemagne mais sans vraiment avoir prévu comment je m'y rendrais. Eh bien voilà qui est fait.

Même si j'aime improviser ma route avec des cartes ou des indications de locaux, suivre une route cyclable touristique n'est pas mal non plus puisqu'elle me permet de découvrir de magnifiques villes et de discuter avec des fans de vélo.

Ça fait plus d'une semaine que je suis cette route et que j'ai l'occasion de m'émerveiller devant des bijoux de la nature et de beaux édifices. Les vielles pierres c'est pas trop mon truc en général. Mais je dois dire que j'en ai admiré plus d'une ces derniers jours.

Cette semaine à été parsemée de plusieurs rencontres, toutes très différentes et enrichissantes puisqu'elles permettent la découverte de soi à travers l'autre et de partager de bons moments, des repas, des histoires... J'y prends de plus en plus goût au fur et à mesure.

Et c'est il y a quelques jours qu'un beau matin, mon compteur affiche les 1000km. 1000km de route, de piste cyclables, de chemins, de rencontres, de coups durs, de joies et d'émerveillements. 1000km sans problème technique (merci tonton pignon) ou musculaire. Ces 1000km signent le début d'un long périple. Car s'il y a bien une chose qui se confirme à chaque coup de pédale, en côte ou en descente, c'est que j'ai bien fait de partir.