Il n'y a pas grand chose que je puisse vous apprendre sur la Grèce après y être passé durant ce voyage. La Grèce (tout comme une partie de l'Albanie) était une étape que j'ai principalement faite avec moi-même. J'ai été surpris par la faible densité de population dans le nord du pays. Les routes et autoroutes sont vides. Une fois la frontière entre l'Albanie et la Grèce passée, je me suis retrouvé plongé dans un calme impressionnant. C'est dans ce calme que j'ai compris que la Grèce serait le dernier pays dans lequel je pédalerai durant ce voyage. C'est en paix avec moi-même que je clôture cette aventure, jour après jour, traversant de magnifiques paysages. Ce qui m'a le plus marqué ici, ce sont les météores. Depuis que Élisabeth et Rémi, des hébergeurs warm showers français, m'en on parlé, je me suis mis en tête d'y passer avant de revenir en Belgique. Je suis resté une journée entière et deux nuits sur place. Ces monastères et ces rocs sur lesquels ils sont perchés constituent un endroit impressionnant, puissant mais aussi apaisant. L'avantage de voyager en dehors des vacances d'été est d'avoir moins de monde sur les lieux les plus prisés. Je suis reparti de là rechargé. Ce genre de journée de pause aide beaucoup à retrouver de l'énergie pour pédaler. À Athènes, en revanche, je me suis senti comme n'importe quel touriste visitant les lieux importants et considéré comme une source d'argent pour quiconque. Suite à un problème de correspondance de trains, j'ai également du anticiper mon départ de la capitale. J'y suis resté deux journées complètes au lieu de trois. Ces deux facteur additionnés l'un à l'autre ont rendu mon passage à Athènes moins plaisant que je ne l'imaginais. Néanmoins, ce séjour dans la ville m'aura permis de découvrir des vestiges historiques des plus réputés et je dois dire ne pas en repartir indifférent.